A demande floue, connerie précise

A demande floue, connerie précise

ou comment on en vient à paraphraser Frédéric Dard en parlant d’un cadeau…

Tout part d’un cadeau…

Ne vous êtes-vous jamais retrouvé avec des cadeaux “pourris”, “empoisonnés” ? Dans cette catégorie, on pourrait mettre les cadeaux pas jolis, qui ne vous vont pas, que vous avez déjà ou qui encombrent vos placards ? Ne vous êtes-vous pas senti obligé de remercier, avec au fond de vous un sentiment de déception ? (vous savez… cette petite voix dans votre tête qui vous dit “ce n’est pas ce que je voulais” ou encore “décidément il/elle me connaît bien mal !”). C’est ce qui m’est arrivé il y a quelques années : le cadeau en question est resté biennnnn longtemps à prendre de la place dans un placard, avant que je ne m’en débarrasse.

Mais au fait… quand ça vous est arrivé, aviez-vous exprimer un besoin ? une envie ?

 

“Tout objectif flou conduit obligatoirement à une connerie très précise.”

Frédéric DARD

L’anniversaire

J’ai expérimenté ceci il y a quelques temps. J’ai eu en mémoire un anniversaire précédent, un anniversaire important. Cette fois-là, on m’avait offert quantités d’objets décoratifs, mais encombrants et dont je n’avais aucune utilité.

Alors, j’ai décidé d’émettre une demande : la participation pour un appareil photo, quelque chose qui me ferait vraiment plaisir. J’ai donc proposé à ceux qui le souhaitaient (en précisant bien que ce n’était pas une obligation !) de participer à une cagnotte pour acquérir l’objet en question.

Parallèle 1 : dans mon métier d’acheteur

Cette histoire m’a rappelé le fait que dans mon métier d’acheteur, je passe énormément de temps avec mes clients internes, pour comprendre leur besoin. En effet, une demande mal exprimée, clarifiée, conduit inévitablement à un achat qui ne répond pas au besoin du client interne (ou externe).

Ceci peut s’illustrer avec l’image d’un achat … d’une balançoire : cette image, bien connue des acheteurs, des chefs de projet, ainsi que de la communauté agile, démontre la déperdition possible d’informations au cours de la vie d’un projet.

Ma devise : questionner, questionner, questionner !!

 

Parallèle 2 : dans mon métier de coach

Mon métier consiste avant tout d’appréhender la problématique du client, son contexte et son besoin, dont découle ensuite son objectif de coaching. Clarifier la demande me paraît essentiel, que ce soit pour moi dans l’élaboration du contrat et le “suivi” du processus, pour le client bien entendu et surtout pour la relation client-coach : un objectif clair permettant de créer une des parties du cadre relationnel, pour éviter les mécommunications et jeux psychologiques.

Parallèle 3 : dans le monde des relations et de la communication

Ce qui est génial en matière de relation et de communication, c’est que rien ne nous empêche de re-décider et de changer nos comportements :

– en parlant de nos propres besoins, et non de ce que l’on ne veut pas

– en exprimant des demandes claires

Tels sont les principes principaux de la Communication Non Violente.

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Le contrat, c’est la base ?

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Où vous découvrirez mon questionnement contrat ou confiance

La base de quoi au juste ?

Tout au long de notre vie, nous sommes “confrontés” contrat : contrat de location pour nos vacances, contrat de vente/d’achat de notre voiture, contrats d’assurances…

En tant qu’acheteur, l’outil que je manipule le plus est bien le contrat : j’en rédige ou j’en négocie, avec l’appui des juristes ; j’en remets en question, j’en résilie, je fais en sorte qu’ils soient appliqués. J’en décortique la mécanique !

Qu’est-ce qu’un contrat ?

Du point de vue du droit, un contrat est un accord de volonté, en vue de créér une ou plusieurs obligations juridique. Un contrat dit synnalagmatique (terme issu du grec ancien signifiant “mise en relation” ou “échange mutuel”) est un convention par laquelle les parties s’obligent réciproquement l’une envers l’autre. Il y a donc dans ce cas-là une symétrie entre les droits et obligations des parties.

Le contrat thérapeutique ou de coaching

Au contrat commercial, s’ajoute ce qu’on appelle un contrat relationnel. Le contrat relationnel est ce qui régit les liens de relations entre les personnes. Selon Ian MacNeil, c’est la dimension relationnelle qui permet le succès du contrat formel.

En thérapie et en coaching, le contrat définit la nature de la relation professionnelle et fixe l’objectif de l’intervention.

En Analyse Transactionnelle : Le contrat doit est établi à partir de l’Etat du Moi Adulte, sans quoi les changements voulus par le client lors du processus (qu’il soit thérapeutique ou de coaching) ne peuvent s’opérer : par exemple si le patient-client émet un contrat mentionnant « Je dois » ou « je devrais », il utilise son Etat du Moi Parent, renforçant probablement un des aspects dysfonctionnels de son scénario de vie (Mary et Robert Goulding « Changing lives through redecision therapy » 1979 »). Le contrat de non-changement peut également s’exprimer avec un objectif mentionnant le terme « essayer ».

Claude STEINER a décrit les différents pré-requis du contrat, en s’appuyant sur le Droit :

  • Le consentement mutuel : le client et le praticien sont d’accord sur la manière de travailler, sur le cadre temporel (durée du processus et des séances), sur le cadre financier.
  • La considération : le praticien est suffisamment rémunéré pour son temps et ses compétences ».
  • La compétence : le praticien s’assure qu’il est compétent (et s’il estime ne pas l’être pour traiter la problématique du client, il doit lui recommander un autre praticien)
  • La volonté de ne pas nuire

C’est par le biais du contrat thérapeutique/relationnel que la confiance existe dans la relation.

 

Zoom sur l’Analyse Transactionnelle

En Analyse Transactionnelle : Le contrat doit est établi à partir de l’Etat du Moi Adulte, sans quoi les changements voulus par le client lors du processus (qu’il soit thérapeutique ou de coaching) ne peuvent s’opérer : par exemple si le patient-client émet un contrat mentionnant « Je dois » ou « je devrais », il utilise son Etat du Moi Parent, renforçant probablement un des aspects dysfonctionnels de son scénario de vie (Mary et Robert Goulding « Changing lives through redecision therapy » 1979 »). Le contrat de non-changement peut également s’exprimer avec un objectif mentionnant le terme « essayer ».

Claude STEINER a décrit les différents pré-requis du contrat, en s’appuyant sur le Droit :

  • Le consentement mutuel : le client et le praticien sont d’accord sur la manière de travailler, sur le cadre temporel (durée du processus et des séances), sur le cadre financier.
  • La considération : le praticien est suffisamment rémunéré pour son temps et ses compétences ».
  • La compétence : le praticien s’assure qu’il est compétent (et s’il estime ne pas l’être pour traiter la problématique du client, il doit lui recommander un autre praticien)
  • La volonté de ne pas nuire

C’est par le biais du contrat thérapeutique/relationnel que la confiance existe dans la relation.

Le contrat relationnel dans le couple

Sans cadre, toute relation, qu’elle soit professionnelle ou personnelle peut devenir déséquilibrée, engendrer frustrations, nourrir colère et rancoeur, sentiments d’injustice.

Stephen Karpman, psychologue et Analyste Transactionnel connu pour le modèle éponyme du Triangle Dramatique, propose 5 contrats de confiance dans une relation de couple (“5 Trust contracts for couples”), dont vous trouverez ici la traduction-résumé. Il les associe aux différents Etats du Moi pour que chacun de ses Etats soient satisfaits.

1. Contrat de non-effondrement : Le couple est d’accord pour que chacun maintienne sa structure et son exigence individuelle, sans failles (ex quitter son job et compter sur l’autre pour subvenir à ses besoins, menacer de quitter l’autre à tout bout de champ, ou décider de ne pas maintenir un bon niveau d’intégrité).

2. Contrat de protection : Le couple est d’accord pour épargner à l’autre le stress et la douleur, en anticipant les situations stressantes et en donnant support et information. Le partenaire épargne à l’autre les sources de jalousie, la colère inutile, les blessures et l’embarras de l’exposition en public.

3. Contrat d’ouverture : Le couple est d’accord pour aborder les problèmes entre eux, en en parlant le jour même. La discussion devra être sans condescendance, violence, secrets, propos évasifs, et devra suivre les3 règles de l’ouverture : aborder le sujet, en parler et clôturer.

4. Contrat de plaisir : Le couple est d’accord pour faire plaisir à l’autre, et de s’amuser ensemble.

5. Contrat de souplesse : Le couple est d’accord pour lâcher prise sur le “je veux à tout prix avoir raison”.

La proposition de Stephen Karpman est intéressante, car quand on entame une relation amoureuse, chaque partie du couple présuppose que tout va bien se passer, avec pour autant des “niveaux d’exigence” différents, car non discutés et débattus de manière explicite et ouverte.

Je suis persuadée que si on établissait avec notre Etat du Moi Adulte des règles au début d’une relation amoureuse, on éviterait beaucoup de non-dits, de frustrations, de mécommunication et jeux psychologiques.

Le contrat dans ce cas-là porte bien en cela sa fonction de règle du jeu sain.

Le contrat ou la confiance ?

Dans son article “5 trust contracts for couples”, Stephen Karpman associe dans le titre le mot “trust” (confiance) et le mot “contrat”.

Or, si le contrat est un cadre, on peut dire qu’il est contraire et s’oppose à la notion de confiance : alors que le contrat instaure une relation symétrique entre les parties, la confiance est une relation par définition assymétrique, puisque la confiance est “un état psychologique se caractérisant par l’intention d’accepter la vulnérabilité sur la base de croyances optimistes sur les intentions ou le comportement d’autrui”.

Je crois que nous avons intégré très fort le mot confiance dans sa part extrême qui serait la “confiance aveugle”, en considérant que la confiance ne doit être qu’une conséquence d’un certain nombre d’actes positifs à notre égard.

J’ai entendu très souvent des collègues sortir cette citation “La confiance n’exclut pas le contrôle”. Or le contrôle justement détruit la confiance, en ce qu’il met à mal l’autonomie et l’Etat du Moi Adulte de l’individu. Quand on sait que c’est Lénine qui a déclamé cette fameuse phrase “La confiance n’exclut pas le contrôle”, on comprend vite que le contrôle détruit la confiance et instaure la peur, le rôle du contrôle étant la soumission.

Pendant très longtemps, j’ai considéré que le contrat était le socle des relations, et que la confiance n’était qu’une conséquence.

Et si nous mettions la confiance avant le contrat, que se passerait-il ?

Le contrat et la confiance sont-ils vraiment sur le même plan ? Pour moi ils sont complémentaires. 

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