Le contrat, c’est la base ?

Le contrat, c’est la base ?

Où vous découvrirez mon questionnement contrat ou confiance

La base de quoi au juste ?

Tout au long de notre vie, nous sommes “confrontés” contrat : contrat de location pour nos vacances, contrat de vente/d’achat de notre voiture, contrats d’assurances…

En tant qu’acheteur, l’outil que je manipule le plus est bien le contrat : j’en rédige ou j’en négocie, avec l’appui des juristes ; j’en remets en question, j’en résilie, je fais en sorte qu’ils soient appliqués. J’en décortique la mécanique !

Qu’est-ce qu’un contrat ?

Du point de vue du droit, un contrat est un accord de volonté, en vue de créér une ou plusieurs obligations juridique. Un contrat dit synnalagmatique (terme issu du grec ancien signifiant “mise en relation” ou “échange mutuel”) est un convention par laquelle les parties s’obligent réciproquement l’une envers l’autre. Il y a donc dans ce cas-là une symétrie entre les droits et obligations des parties.

Le contrat thérapeutique ou de coaching

Au contrat commercial, s’ajoute ce qu’on appelle un contrat relationnel. Le contrat relationnel est ce qui régit les liens de relations entre les personnes. Selon Ian MacNeil, c’est la dimension relationnelle qui permet le succès du contrat formel.

En thérapie et en coaching, le contrat définit la nature de la relation professionnelle et fixe l’objectif de l’intervention.

En Analyse Transactionnelle : Le contrat doit est établi à partir de l’Etat du Moi Adulte, sans quoi les changements voulus par le client lors du processus (qu’il soit thérapeutique ou de coaching) ne peuvent s’opérer : par exemple si le patient-client émet un contrat mentionnant « Je dois » ou « je devrais », il utilise son Etat du Moi Parent, renforçant probablement un des aspects dysfonctionnels de son scénario de vie (Mary et Robert Goulding « Changing lives through redecision therapy » 1979 »). Le contrat de non-changement peut également s’exprimer avec un objectif mentionnant le terme « essayer ».

Claude STEINER a décrit les différents pré-requis du contrat, en s’appuyant sur le Droit :

  • Le consentement mutuel : le client et le praticien sont d’accord sur la manière de travailler, sur le cadre temporel (durée du processus et des séances), sur le cadre financier.
  • La considération : le praticien est suffisamment rémunéré pour son temps et ses compétences ».
  • La compétence : le praticien s’assure qu’il est compétent (et s’il estime ne pas l’être pour traiter la problématique du client, il doit lui recommander un autre praticien)
  • La volonté de ne pas nuire

C’est par le biais du contrat thérapeutique/relationnel que la confiance existe dans la relation.

 

Zoom sur l’Analyse Transactionnelle

En Analyse Transactionnelle : Le contrat doit est établi à partir de l’Etat du Moi Adulte, sans quoi les changements voulus par le client lors du processus (qu’il soit thérapeutique ou de coaching) ne peuvent s’opérer : par exemple si le patient-client émet un contrat mentionnant « Je dois » ou « je devrais », il utilise son Etat du Moi Parent, renforçant probablement un des aspects dysfonctionnels de son scénario de vie (Mary et Robert Goulding « Changing lives through redecision therapy » 1979 »). Le contrat de non-changement peut également s’exprimer avec un objectif mentionnant le terme « essayer ».

Claude STEINER a décrit les différents pré-requis du contrat, en s’appuyant sur le Droit :

  • Le consentement mutuel : le client et le praticien sont d’accord sur la manière de travailler, sur le cadre temporel (durée du processus et des séances), sur le cadre financier.
  • La considération : le praticien est suffisamment rémunéré pour son temps et ses compétences ».
  • La compétence : le praticien s’assure qu’il est compétent (et s’il estime ne pas l’être pour traiter la problématique du client, il doit lui recommander un autre praticien)
  • La volonté de ne pas nuire

C’est par le biais du contrat thérapeutique/relationnel que la confiance existe dans la relation.

Le contrat relationnel dans le couple

Sans cadre, toute relation, qu’elle soit professionnelle ou personnelle peut devenir déséquilibrée, engendrer frustrations, nourrir colère et rancoeur, sentiments d’injustice.

Stephen Karpman, psychologue et Analyste Transactionnel connu pour le modèle éponyme du Triangle Dramatique, propose 5 contrats de confiance dans une relation de couple (“5 Trust contracts for couples”), dont vous trouverez ici la traduction-résumé. Il les associe aux différents Etats du Moi pour que chacun de ses Etats soient satisfaits.

1. Contrat de non-effondrement : Le couple est d’accord pour que chacun maintienne sa structure et son exigence individuelle, sans failles (ex quitter son job et compter sur l’autre pour subvenir à ses besoins, menacer de quitter l’autre à tout bout de champ, ou décider de ne pas maintenir un bon niveau d’intégrité).

2. Contrat de protection : Le couple est d’accord pour épargner à l’autre le stress et la douleur, en anticipant les situations stressantes et en donnant support et information. Le partenaire épargne à l’autre les sources de jalousie, la colère inutile, les blessures et l’embarras de l’exposition en public.

3. Contrat d’ouverture : Le couple est d’accord pour aborder les problèmes entre eux, en en parlant le jour même. La discussion devra être sans condescendance, violence, secrets, propos évasifs, et devra suivre les3 règles de l’ouverture : aborder le sujet, en parler et clôturer.

4. Contrat de plaisir : Le couple est d’accord pour faire plaisir à l’autre, et de s’amuser ensemble.

5. Contrat de souplesse : Le couple est d’accord pour lâcher prise sur le “je veux à tout prix avoir raison”.

La proposition de Stephen Karpman est intéressante, car quand on entame une relation amoureuse, chaque partie du couple présuppose que tout va bien se passer, avec pour autant des “niveaux d’exigence” différents, car non discutés et débattus de manière explicite et ouverte.

Je suis persuadée que si on établissait avec notre Etat du Moi Adulte des règles au début d’une relation amoureuse, on éviterait beaucoup de non-dits, de frustrations, de mécommunication et jeux psychologiques.

Le contrat dans ce cas-là porte bien en cela sa fonction de règle du jeu sain.

Le contrat ou la confiance ?

Dans son article “5 trust contracts for couples”, Stephen Karpman associe dans le titre le mot “trust” (confiance) et le mot “contrat”.

Or, si le contrat est un cadre, on peut dire qu’il est contraire et s’oppose à la notion de confiance : alors que le contrat instaure une relation symétrique entre les parties, la confiance est une relation par définition assymétrique, puisque la confiance est “un état psychologique se caractérisant par l’intention d’accepter la vulnérabilité sur la base de croyances optimistes sur les intentions ou le comportement d’autrui”.

Je crois que nous avons intégré très fort le mot confiance dans sa part extrême qui serait la “confiance aveugle”, en considérant que la confiance ne doit être qu’une conséquence d’un certain nombre d’actes positifs à notre égard.

J’ai entendu très souvent des collègues sortir cette citation “La confiance n’exclut pas le contrôle”. Or le contrôle justement détruit la confiance, en ce qu’il met à mal l’autonomie et l’Etat du Moi Adulte de l’individu. Quand on sait que c’est Lénine qui a déclamé cette fameuse phrase “La confiance n’exclut pas le contrôle”, on comprend vite que le contrôle détruit la confiance et instaure la peur, le rôle du contrôle étant la soumission.

Pendant très longtemps, j’ai considéré que le contrat était le socle des relations, et que la confiance n’était qu’une conséquence.

Et si nous mettions la confiance avant le contrat, que se passerait-il ?

Le contrat et la confiance sont-ils vraiment sur le même plan ? Pour moi ils sont complémentaires. 

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PETITE HISTOIRE DE MA RECONVERSION PROFESSIONNELLE

Wind of change

Je suis acheteur industriel depuis le début de ma carrière. Je suis tombée par hasard sur ce métier, l’exerçant avant de me former.

J’aime ce métier, car il m’a permis d’exercer dans des contextes différents, d’apprendre sur des technologies variées et de contribuer à des projets très intéressants et surtout concrets.

Et puis un jour… En 2013

Un jour, un plan de sauvegarde de l’emploi a été ouvert sur des postes administratifs (après avoir rayé l’usine de production lors d’un précédent plan). D’ailleurs, au passage, je trouve cela très ironique de nommer cela « plan de sauvegarde » alors que le but est très souvent de réduire à une taille critique les effectifs, dans les entreprises réalisant des bénéfices conséquents (mais c’est un autre sujet).

Lors de ce plan de sauvegarde une cinquantaine de postes ont été impactés, mon département achats passant notamment de 6 personnes à 0.

Que faire ?

Les options

L’option  la plus “facile” en apparence aurait été de rechercher un reclassement en interne. J’admets que j’y ai songé un instant. Cependant, l’idée de me retrouver “coincée” dans une fonction qui ne me plaisait pas (contrôleur de gestion) ne m’enchantait guère.

L’autre option était de partir, soit en  cherchant un autre poste d’acheteur, soit en changeant de métier.

En y réfléchissant bien, changer de métier me parut alors une excellente idée :

En 2011, mon burn-out m’avait permis de voir que même si mon métier me plaisait, les valeurs qu’on me faisait porter et la manière dont on me demandait de travailler étaient en confrontation directe avec mes valeurs personnelles.

A l’époque, j’avais réalisé à la fois un bilan de compétences (surréaliste, puisqu’à 33 ans j’allais enfin atteindre mon rêve d’être astronaute…) et un coaching personnel et professionnel pour travailler sur le sens de mon métier.

Le métier de coach m’ayant plu, j’avais décidé de me former en 2013. Plus pour envisager une seconde partie de carrière, fixée pour moi aux alentours de 45 ans.

Ce qui n’était à l’époque qu’un projet lointain s’est retrouvée une option plus que plausible. Ni une, ni deux, mon plan de formations était fait, les devis des organismes obtenus, et le choix de la date de départ fixée au vendredi 13 juin 2014, soit une semaine après la date de ma certification de coaching.

A qui appartiennent les peurs ?

Ma lettre d’adhésion au plan remise en mains propres, ça y est, le pas était franchi.

Pour autant, durant les 6 mois me séparant de ma date de départ, j’ai dû parlementer avec mes peurs, quelles soient d’ordre financier ou de légitimité à exercer ce nouveau métier.

Pourtant, les peurs qui ont été les plus importantes m’ont été insufflées. Par mon entourage proche, s’inquiétant de mon avenir, et aussi par nombre de collègues de travail.

Démêler ce qui m’appartenait de ce qui ne m’appartenait pas a été compliqué, mais m’a permis de comprendre que le changement est vécu différemment d’une personne à l’autre, et de faire preuve d’empathie vis-à-vis des autres, tout en gardant le cap de mon projet.

La peur fait partie du processus, c’est un formidable signal d’alerte. En découvrir l’origine permet de valider si le signal est pertinent par rapport à la situation, s’il est quantitativement bien calibré ou disproportionné, et d’adapter en conséquence son comportement.

Sauter dans le grand bain et faire des liens

Par la suite, j’ai exercé le métier de coach et formatrice. J’ai un peu laissé de côté mon métier d’acheteur, car j’avais vraiment besoin de pratiquer, et d’expérimenter des sujets différents : j’avais besoin de me rendre légitime.

Et puis, je suis revenue petit à petit dans le monde des achats. Ce n’était pas évident pour moi de parler de mon parcours, d’y trouver un fil rouge. Il y a quelques temps j’ai cependant compris les liens entre mon métier d’acheteur, et mon métier de coach-formatrice.

L’acheteur, comme le coach, doit faire preuve d’écoute face à ses clients. Car oui, un acheteur a aussi des clients ! (un article à venir sur le sujet).

Ensuite, il y a une partie importante du métier qui consiste à questionner, à bien cerner le besoin du client, pour enfin contractualiser (voir l’article “Le contrat, c’est la base ?” à venir).

Aujourd’hui, je peux dire que j’exerce des métiers qui me plaisent, qui font appel à des compétences semblables, et qui ont un sens pour moi.

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iconmonstr-newspaper-3-240Je vous invite à découvrir un article très intéressant sur le site de Planète Douance, site d’informations sur les personnes haut potentiels, troubles DYS et autisme.

Cet article est la retranscription d’un entretien avec Bernard Dugué, Ingénieur des Mines de Saint Etienne, docteur en pharmacologie, docteur en philosophie, sur la relation aux études et au travail des personnes haut potentiel.

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