Histoire de (mé)communication 2

Histoire de (mé)communication 2

Se retrouver prise à partie

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’une histoire personnelle, fraîche dans ma mémoire puisque cette histoire m’est arrivée ce matin.

Je me suis retrouvée embourbée dans un conflit, virtuel certes, mais pourtant bien un conflit ou plutôt une incompréhension…

C’est parti, préparez-vous.

Je flânais donc 

Je flânais donc ce matin sur un réseau social, quand un de mes contacts a publié les nouvelles directives préfectorales fraîchement tombées, concernant le COVID. Il était mentionné que le taux d’incidence était de 202 pour 100 000. 

Je fais alors part de mon interrogation sur l’ampleur des mesures en place, alors que le taux est de 0,2% (c’est pas moi qui le dit, ce sont les mathématiques).

Ma phrase ne mentionnait rien de plus que ça : 0,2% 

Et là, tout d’un coup, en l’espace de 30 minutes, mon commentaire anodin a pris des proportions énormes, tout ça dans la tête d’un seul et même individu, individu que je connais pas et que ne me connaît pas.

Les termes ont fusés : “inconsciente, je ne vous souhaite pas d’être la 203e personne pour voir les personnes en réanimation” ; “vous ne vous rendez pas compte” ; “nombriliste”, “inhumaine”…. ont assaisonnés ces propos, basés sur RIEN, puisque non seulement il ne me connait pas, il ne connait pas mon comportement….

J’ai eu beau lui expliquer : que j’avais le droit de m’étonner de la quantité massive de mesures qui étaient prises alors que lorsque le taux était beaucoup plus élevé trop peu avait été fait, que oui j’avais cotoyé des médecins et du personnel soignant et que je connaissais leurs souffrances…. Rien n’y fit, j’étais la méchante, l’inconsciente….

 

Ma stratégie était-elle la bonne ?

Absolument pas !!! J’aurais dû comprendre plus vite que cette personne n’avait aucuns arguments, et que dans la mesure où j’exprimais un fait : “202 pour 100 000 font 0,2%” et que pour plus que ça on n’avait pas mis autant de mesures en place, je n’avais ni à me justifier, ni à continuer à échanger avec lui. Je ne peux pas parler de débat ici. Je me suis retrouvée dans un ping-pong, où ce que je mettais comme commentaire me revenait façon smash dans le ventre. Facile, des suppositions sur ma façon de penser, d’être et d’agir. Ouille, je dois admettre que ça a fait mal, en tout cas sur le coup : surtout le fait que j’étais dans l’incompréhension de ce qui se passait.

Ce que j’aurais pu faire

Couper court quand j’ai compris que ce temps allait être stérile, et les transactions (telles qu’en Analyse Transactionnelle) allait être croisées. Ceci est arrivé très vite, quand la personne a argué que j’étais contre la vaccination, alors que je n’avais à AUCUN moment fait mention de mon avis sur le vaccin, ni même mentionné le mot vaccin.

Ce que j’ai fait

Comprenant le manège et le jeu psychologique qui était mis en place, j’ai décidé de ne pas me transformer en Persécuteur (un des rôles du triangle de Karpmann),  et de ne pas m’installer dans le rôle de la Victime.

Comment j’en suis sortie ?  Déjà en n’allant jamais dans des arguments pouvant être pris pour des attaques, ensuite en remerciant. Oui, je suis restée polie malgré les attaques et j’ai remercié mon interlocuteur.

Je me suis également gardée de faire des suppositions, d’avoir une parole impeccable et de ne pas le prendre personnellement (en ayant en tête les 4 accords toltèques), de ne parler que de mes ressentis, en application de la CNV (pas de place au chacal). Enfin, j’ai écouté, écouté la peur et la colère qui peuvent se cacher derrière ce genre d’attaques. Je ne ressens pas cette peur et je ne me sens pas en colère.

Enfin, je remercie cette personne qui me fait prendre conscience que j’active parfois trop tard certains outils que j’ai tant de plaisir à pratiquer et à partager avec les personnes que je forme à la gestion des conflits.

Et merci à cette personne qui me permet de transformer par le biais de cet article un moment pas glop en quelque chose qui je l’espère sera plus constructif !

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L’équipe

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’une histoire illustrant ce que peut entrainer une mauvaise communication.

Cette histoire parle d’une équipe, vous verrez qu’elle peut s’appliquer également dans la vie quotidienne.

J’ai accompagné en 2015 une équipe qui s’était créée autour d’un projet de création d’entreprise. Je suivais de loin leur parcours de création, un de mes anciens collègues de bureau faisant partie de l’équipe.

Quand ça dérape

Au bout de quelques mois dans leur aventure entrepreneuriale, ils m’ont demandé d’intervenir dans leur équipe. Ils piétinaient, n’étaient plus d’accord sur les objectifs de leur entreprise en devenir, et certains envisageaient même de quitter le navire. Temps perdu, frustrations, perte financière, telles pouvaient être les conséquences pour chacun d’eux.

Mais que s’était-il passé ? Où était passé leur enthousiasme, leur motivation ? Qu’est-ce qui avait fait pencher la balance du projet prometteur et bien enclenché à projet tué dans l’œuf ?

A moi de le découvrir !

Une histoire de perceptions

Et ce fut tout autant une aventure : Après avoir revu avec eux comme ils avaient organisé leur équipe (rôles, responsabilités…), j’ai procédé à des entretiens individuels, puis de nouveau à une réunion d’équipe.

Et là, j’ai découvert ce qui clochait : 2 membres de l’équipe n’avaient pas du tout le même vocabulaire. Ou plutôt, le sens de certains mots n’était pas du tout le même pour chacun d’eux. Ainsi, le terme « argumenter » avait pour l’un « exposer ses idées », et pour l’autre « convaincre les autres que mon idée est la bonne ». Nous avons passé 2 bonnes heures ensemble à décortiquer les mots qu’ils utilisaient le plus entre eux, pour vérifier quel était le sens pour chacun.

 

Que retenir de ceci ?

Au delà de la facilité à s’exprimer, au-delà du verbal et du non-verbal, la nécessité de valider ce que les mots veulent dire dans un groupe donné est un impératif qui permet d’éviter de gros écueils. Créer un verbatim commun (mots et sens) n’est pas une étape à laquelle on pense dans la relation, qu’elle soit professionnelle ou personnelle, et pourtant, qui n’a pas terminé une discussion animée voire au bord du clash par : « Mais en fait on veut dire la même chose, mais on n’emploie pas les mêmes mots ! »

En tant que coach professionnel, je vous partage une astuce pour débloquer ce genre de situation : utiliser l’un des 4 Accords Toltèques : « Ne pas faire de suppositions », et questionner la personne avec qui vous échangez sur ce qui se cache comme sens et/ou intention derrière les mots qu’elles emploient. Vérifiez qu’ils correspondent à votre propre référentiel, votre carte du Monde. Si ce n’est pas le cas, ouvrez votre perception pour entendre celle de l’autre : La carte n’est pas le Territoire.

Se mettre au diapason l’un de l’autre pour éviter l’escalade est sans doute le meilleur cadeau que l’on puisse faire à la relation !

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Quelques mots

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rien ne sera jamais comme avant ?

Il y a quelques jours

Un ami a partagé un texte sur Facebook, un texte qui m’a beaucoup fait réfléchir sur un avant … et un après …
Je vous partage le texte en question, ainsi que ce qu’il m’a inspiré.
“Rien ne sera jamais plus comme avant…
Il y’aura un avant et un après Coronavirus
Quel moment étrange sommes-nous en train de vivre ? Une brève page d’humanité que nous vivons individuellement, confinés, et à l’échelle de la planète, connectés.
Depuis quelques jours, nous ne sortons plus de chez nous sauf pour prendre l’air, nous balader tout en saluant les passants du plus loin que nous puissions. Nous restons à la maison. Plus de réunion, plus de rendez-vous. Les enfants ne vont plus à l’école. Un week-end comme un autre. Mais un week-end qui va durer des semaines, un mois, peut-être plus.
Plus question d’aller au restaurant. Plus question de caser les enfants chez les grands-parents, plus question de regarder les résultats des courses cyclistes après une journée de boulot. Le temps semble s’être arrêté.
Difficile de penser à autre chose qu’à l’épidémie. Difficile de faire autre chose que de tenter de convaincre ceux qui pensent qu’on en fait trop, de s’inquiéter pour nos parents et, même si les statistiques sont en leur faveur, pour nos enfants. Difficile de ne pas penser à comment gérer les enfants si nous tombons tous les deux malades sans pouvoir faire appel aux grands-parents et si les provisions viennent à manquer.
Mais difficile également de ne pas réaliser que, dans notre position privilégiée, cette situation est un prix bien léger à payer si cela permet de sauver des vies.
À ceux qui parlent de catastrophisme, de paranoïa, je ne peux répondre que « quel est le coût d’avoir tort ? ». Est-il préférable de prendre trop de mesures pour une maladie bénigne ou, au contraire, de sous-estimer un fléau mortel ? Nous ne saurons jamais si nous en avons fait trop, mais nous pourrions regretter toute notre vie de ne pas en avoir fait assez.
Quoi qu’il en soit, la rapidité de réaction de l’humanité me convainc que rien ne sera plus jamais comme avant.
En quelques jours, porter un masque en public, habitude typiquement asiatique, est devenue une norme presque mondiale. Faire du télétravail et des téléconférences se révèle soudainement possible même chez les plus réfractaires. Quelques vieillards cacochymes qui toussent ont enfin réussi là où 20 années de réunions mondiales au sommet ont échoué : réduire la production mondiale de CO2 et de NO2.
Soudainement, les milliers d’avions en permanence dans le ciel ne se révèlent pas si indispensables que ça. Soudainement, les millions de tonnes de gadgets en plastique peuvent rester dans leurs conteneurs quelques mois de plus. Soudainement, nous pouvons vivre sans le nouvel iPhone.
La diminution de la pollution liée à cette quarantaine bientôt mondiale sauvera probablement plus de vies qu’elle ne protégera du Coronavirus.
Lorsque la menace s’éloignera, il faudra tout d’abord se battre avec des gouvernements qui auront du mal à rendre le pouvoir extrême qu’ils auront acquis en quelques semaines. Les luttes pour nos vies privées et pour nos libertés devront, pendant des décennies, affronter l’argument de la pandémie. Les abus seront nombreux, des régimes totalitaires se mettront en place insidieusement, profitant de l’aubaine, se camouflant sous des mesures de santé publique.
Mais même sans cela, nous ne reviendrons jamais à « la normale ».
Pour beaucoup, le télétravail sera désormais démontré comme efficace et faire chaque jour 2h de trajet ne se justifiera plus. Pour d’autres, il sera désormais impossible de camoufler que le monde se porte mieux sans leur creusage de trou, leur bullshit job. Certains métiers trop souvent oubliés seront enfin remis à l’honneur: personnel soignant, éboueurs, livreurs, postiers … On découvrira à quel point se passer d’enseignants, de restaurateurs et de personnel d’entretien est éprouvant. Peut-être aurons-nous appris, contraints et forcés, à vivre avec notre famille, à adopter un horaire et un mode de vie imposé par nos proches plutôt que par un patron obsédé de la pointeuse.
Nous commencerons à réfléchir sérieusement à l’idée de payer les gens un revenu de base pour rester à la maison, nous rendant compte que cela ne va pas détruire le monde, mais au contraire le sauver. Nous réaliserons que lorsque nos enfants nous accuseront de n’avoir rien fait pour le réchauffement climatique et que nous leur répondrons que c’était impossible, ils nous pointeront du doigt en disant : « Pourtant, en 2020, vous l’avez fait pour le Coronavirus ! ».
Nous attendons tous, avachis dans nos salons, le retour à la vie normale. Une vie normale qui ne reviendra plus, qui sera à jamais différente.
Oserons-nous encore un jour nous faire un bisou en nous croisant dans la rue, cette coutume qui parait tellement étrange, voire répugnante, pour certains Asiatiques ? Nous moquerons-nous encore de cette personne qui porte un masque dans la rue ? Serons-nous enfin convaincus que la santé n’est pas un bien et que le secteur ne doit pas être « rentable » ? Pourrons-nous enfin ne plus entendre ces abrutis criminels qui refusent tout vaccin et qui sont les bombes à retardement des prochaines épidémies ?
Car, oui, il y’en aura d’autres. Que ce soit dans un an, deux ans, dix ans ou cent ans. Une épidémie future que nous ne pourrons désormais plus nous empêcher d’attendre. De guetter. En prévision de laquelle nous garderons toujours un stock raisonnable de papier toilette, de masques et de gel désinfectant.
Nous ne pourrons également plus nous empêcher de réaliser que nous vivons avec nos proches, que nous les aimons et que, l’immense majorité du temps de notre vie, nous ne faisons que les croiser dans la cuisine et la salle de bain. Nous réaliserons enfin que ceux à qui nous tenons ne sont pas éternels, que nous les avons appelés plusieurs fois pendant la quarantaine alors que cela faisait peut-être 3 semaines, 6 mois ou 1 an que nous n’avions plus le temps de leur parler.
Ce tableur à compléter pour un client, ce rapport à terminer, cette réunion à organiser. Ces embouteillages journaliers pour s’asseoir face à un écran, cet ulcère évité de justesse. Ce match de foot au sommet à la télé. Ils étaient indispensables et, pourtant, nous avons pu soudainement nous en passer pendant plusieurs semaines. À quelles futilités consacrons-nous notre énergie, notre temps, notre vie ? Il sera désormais impossible de ne plus se poser la question.
Rien ne sera jamais plus comme avant.”

magine there’s no heaven,
Imagine qu’il n’y a aucun paradis,
It’s easy if you try,
C’est facile si tu essaies,
No hell below us,
Aucun enfer en-dessous de nous,
Above us only sky,
Au dessus de nous, seulement le ciel,
Imagine all the people,
Imagine tous les gens,
Living for today…
Vivant dans le présent…

John Lennon, “Imagine”

Mes réflexions

Oui, ce contexte inédit doit nous pousser à nous poser différentes questions, tant au niveau individuel, qu’au niveau collectif.

Quelle valeur nous accordons aux choses ? En quoi nous investissons ?

Et quand j’énonce les termes valeurs et investir, je ne parle pas des termes financiers, mais bien considérer ici la qualité de ce et de ceux vers lesquels nous portons notre regard.

La valeur de ce que je fais en tant qu’individu : en quoi je contribue et en comment ? en quoi mes comportements qu’ils soient relationnels, de consommation… sont bénéfiques.

A quoi je passe mon temps et à quoi je décide d’accorder du temps, comment je me nourris intellectuellement physiquement psychologiquement, comment je nourris mes relations.

Il est donc sans doute ici temps de se questionner et d’être hérétique vis-à-vis de nous-même, c’est-à-dire à remettre en perspective nos choix, nos comportements, notre système de valeurs : bref un reboot presque complet de notre identité sur les 3 axes : Emotions, Pensées et Action.

 

Au niveau collectif : Bien sûr décider que la santé, l’éducation et l’ensemble des services publics n’ont pas à être rentables ! Ce sont des domaines qui ont une vocation (mission, destination) générale en opposition directe avec une exigence de rentabilité.

Revoir la manière dont on prend également en compte et comment on prend soin des personnes isolées, vulnérables, sans ressources, âgées.

 Je crois en ce changement. Mais pour qu’un système disparaisse, il faut qu’un autre émerge, un champs des possibles.

A nous de le construire.

Ceci me fait penser à 2 textes magnifiques : le discours de Martin Luther King (“I have a dream”) et le sublime “Imagine” de John Lennon.

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ou comment on en vient à paraphraser Frédéric Dard en parlant d’un cadeau…

Tout part d’un cadeau…

Ne vous êtes-vous jamais retrouvé avec des cadeaux “pourris”, “empoisonnés” ? Dans cette catégorie, on pourrait mettre les cadeaux pas jolis, qui ne vous vont pas, que vous avez déjà ou qui encombrent vos placards ? Ne vous êtes-vous pas senti obligé de remercier, avec au fond de vous un sentiment de déception ? (vous savez… cette petite voix dans votre tête qui vous dit “ce n’est pas ce que je voulais” ou encore “décidément il/elle me connaît bien mal !”). C’est ce qui m’est arrivé il y a quelques années : le cadeau en question est resté biennnnn longtemps à prendre de la place dans un placard, avant que je ne m’en débarrasse.

Mais au fait… quand ça vous est arrivé, aviez-vous exprimer un besoin ? une envie ?

 

“Tout objectif flou conduit obligatoirement à une connerie très précise.”

Frédéric DARD

L’anniversaire

J’ai expérimenté ceci il y a quelques temps. J’ai eu en mémoire un anniversaire précédent, un anniversaire important. Cette fois-là, on m’avait offert quantités d’objets décoratifs, mais encombrants et dont je n’avais aucune utilité.

Alors, j’ai décidé d’émettre une demande : la participation pour un appareil photo, quelque chose qui me ferait vraiment plaisir. J’ai donc proposé à ceux qui le souhaitaient (en précisant bien que ce n’était pas une obligation !) de participer à une cagnotte pour acquérir l’objet en question.

Parallèle 1 : dans mon métier d’acheteur

Cette histoire m’a rappelé le fait que dans mon métier d’acheteur, je passe énormément de temps avec mes clients internes, pour comprendre leur besoin. En effet, une demande mal exprimée, clarifiée, conduit inévitablement à un achat qui ne répond pas au besoin du client interne (ou externe).

Ceci peut s’illustrer avec l’image d’un achat … d’une balançoire : cette image, bien connue des acheteurs, des chefs de projet, ainsi que de la communauté agile, démontre la déperdition possible d’informations au cours de la vie d’un projet.

Ma devise : questionner, questionner, questionner !!

 

Parallèle 2 : dans mon métier de coach

Mon métier consiste avant tout d’appréhender la problématique du client, son contexte et son besoin, dont découle ensuite son objectif de coaching. Clarifier la demande me paraît essentiel, que ce soit pour moi dans l’élaboration du contrat et le “suivi” du processus, pour le client bien entendu et surtout pour la relation client-coach : un objectif clair permettant de créer une des parties du cadre relationnel, pour éviter les mécommunications et jeux psychologiques.

Parallèle 3 : dans le monde des relations et de la communication

Ce qui est génial en matière de relation et de communication, c’est que rien ne nous empêche de re-décider et de changer nos comportements :

– en parlant de nos propres besoins, et non de ce que l’on ne veut pas

– en exprimant des demandes claires

Tels sont les principes principaux de la Communication Non Violente.

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Où vous découvrirez mon questionnement contrat ou confiance

La base de quoi au juste ?

Tout au long de notre vie, nous sommes “confrontés” contrat : contrat de location pour nos vacances, contrat de vente/d’achat de notre voiture, contrats d’assurances…

En tant qu’acheteur, l’outil que je manipule le plus est bien le contrat : j’en rédige ou j’en négocie, avec l’appui des juristes ; j’en remets en question, j’en résilie, je fais en sorte qu’ils soient appliqués. J’en décortique la mécanique !

Qu’est-ce qu’un contrat ?

Du point de vue du droit, un contrat est un accord de volonté, en vue de créér une ou plusieurs obligations juridiques. Un contrat dit synnalagmatique (terme issu du grec ancien signifiant “mise en relation” ou “échange mutuel”) est une convention par laquelle les parties s’obligent réciproquement l’une envers l’autre. Il y a donc dans ce cas-là une symétrie entre les droits et obligations des parties.

Le contrat thérapeutique ou de coaching

Au contrat commercial, s’ajoute ce qu’on appelle un contrat relationnel. Le contrat relationnel est ce qui régit les liens de relations entre les personnes. Selon Ian MacNeil, c’est la dimension relationnelle qui permet le succès du contrat formel.

En thérapie et en coaching, le contrat définit la nature de la relation professionnelle et fixe l’objectif de l’intervention.

En Analyse Transactionnelle : Le contrat doit est établi à partir de l’Etat du Moi Adulte, sans quoi les changements voulus par le client lors du processus (qu’il soit thérapeutique ou de coaching) ne peuvent s’opérer : par exemple si le patient-client émet un contrat mentionnant « Je dois » ou « je devrais », il utilise son Etat du Moi Parent, renforçant probablement un des aspects dysfonctionnels de son scénario de vie (Mary et Robert Goulding « Changing lives through redecision therapy » 1979 »). Le contrat de non-changement peut également s’exprimer avec un objectif mentionnant le terme « essayer ».

Claude STEINER a décrit les différents pré-requis du contrat, en s’appuyant sur le Droit :

  • Le consentement mutuel : le client et le praticien sont d’accord sur la manière de travailler, sur le cadre temporel (durée du processus et des séances), sur le cadre financier.
  • La considération : le praticien est suffisamment rémunéré pour son temps et ses compétences ».
  • La compétence : le praticien s’assure qu’il est compétent (et s’il estime ne pas l’être pour traiter la problématique du client, il doit lui recommander un autre praticien)
  • La volonté de ne pas nuire

C’est par le biais du contrat thérapeutique/relationnel que la confiance existe dans la relation.

 

Zoom sur l’Analyse Transactionnelle

En Analyse Transactionnelle : Le contrat doit est établi à partir de l’Etat du Moi Adulte, sans quoi les changements voulus par le client lors du processus (qu’il soit thérapeutique ou de coaching) ne peuvent s’opérer : par exemple si le patient-client émet un contrat mentionnant « Je dois » ou « je devrais », il utilise son Etat du Moi Parent, renforçant probablement un des aspects dysfonctionnels de son scénario de vie (Mary et Robert Goulding « Changing lives through redecision therapy » 1979 »). Le contrat de non-changement peut également s’exprimer avec un objectif mentionnant le terme « essayer ».

Claude STEINER a décrit les différents pré-requis du contrat, en s’appuyant sur le Droit :

  • Le consentement mutuel : le client et le praticien sont d’accord sur la manière de travailler, sur le cadre temporel (durée du processus et des séances), sur le cadre financier.
  • La considération : le praticien est suffisamment rémunéré pour son temps et ses compétences ».
  • La compétence : le praticien s’assure qu’il est compétent (et s’il estime ne pas l’être pour traiter la problématique du client, il doit lui recommander un autre praticien)
  • La volonté de ne pas nuire

C’est par le biais du contrat thérapeutique/relationnel que la confiance existe dans la relation.

Le contrat relationnel dans le couple

Sans cadre, toute relation, qu’elle soit professionnelle ou personnelle, peut devenir déséquilibrée, engendrer frustrations, nourrir colère et rancoeur, sentiments d’injustice.

Stephen Karpman, psychologue et Analyste Transactionnel connu pour le modèle éponyme du Triangle Dramatique, propose 5 contrats de confiance dans une relation de couple (“5 Trust contracts for couples”), dont vous trouverez ici la traduction-résumé. Il les associe aux différents Etats du Moi pour que chacun de ses Etats soient satisfaits.

1. Contrat de non-effondrement : Le couple est d’accord pour que chacun maintienne sa structure et son exigence individuelle, sans failles (ex quitter son job et compter sur l’autre pour subvenir à ses besoins, menacer de quitter l’autre à tout bout de champ, ou décider de ne pas maintenir un bon niveau d’intégrité).

2. Contrat de protection : Le couple est d’accord pour épargner à l’autre le stress et la douleur, en anticipant les situations stressantes et en donnant support et information. Le partenaire épargne à l’autre les sources de jalousie, la colère inutile, les blessures et l’embarras de l’exposition en public.

3. Contrat d’ouverture : Le couple est d’accord pour aborder les problèmes entre eux, en en parlant le jour même. La discussion devra être sans condescendance, violence, secrets, propos évasifs, et devra suivre les3 règles de l’ouverture : aborder le sujet, en parler et clôturer.

4. Contrat de plaisir : Le couple est d’accord pour faire plaisir à l’autre, et de s’amuser ensemble.

5. Contrat de souplesse : Le couple est d’accord pour lâcher prise sur le “je veux à tout prix avoir raison”.

La proposition de Stephen Karpman est intéressante, car quand on entame une relation amoureuse, chaque partie du couple présuppose que tout va bien se passer, avec pour autant des “niveaux d’exigence” différents, car non discutés et débattus de manière explicite et ouverte.

Je suis persuadée que si on établissait avec notre Etat du Moi Adulte des règles au début d’une relation amoureuse, on éviterait beaucoup de non-dits, de frustrations, de mécommunication et jeux psychologiques.

Le contrat dans ce cas-là porte bien en cela sa fonction de règle du jeu sain.

Le contrat ou la confiance ?

Dans son article “5 trust contracts for couples”, Stephen Karpman associe dans le titre le mot “trust” (confiance) et le mot “contrat”.

Or, si le contrat est un cadre, on peut dire qu’il est contraire et s’oppose à la notion de confiance : alors que le contrat instaure une relation symétrique entre les parties, la confiance est une relation par définition assymétrique, puisque la confiance est “un état psychologique se caractérisant par l’intention d’accepter la vulnérabilité sur la base de croyances optimistes sur les intentions ou le comportement d’autrui”.

Je crois que nous avons intégré très fort le mot confiance dans sa part extrême qui serait la “confiance aveugle”, en considérant que la confiance ne doit être qu’une conséquence d’un certain nombre d’actes positifs à notre égard.

J’ai entendu très souvent des collègues sortir cette citation “La confiance n’exclut pas le contrôle”. Or le contrôle justement détruit la confiance, en ce qu’il met à mal l’autonomie et l’Etat du Moi Adulte de l’individu. Quand on sait que c’est Lénine qui a déclamé cette fameuse phrase “La confiance n’exclut pas le contrôle”, on comprend vite que le contrôle détruit la confiance et instaure la peur, le rôle du contrôle étant la soumission.

Pendant très longtemps, j’ai considéré que le contrat était le socle des relations, et que la confiance n’était qu’une conséquence.

Et si nous mettions la confiance avant le contrat, que se passerait-il ?

Le contrat et la confiance sont-ils vraiment sur le même plan ? Pour moi ils sont complémentaires. 

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iconmonstr-newspaper-3-240Je vous invite à découvrir un article très intéressant sur le site de Planète Douance, site d’informations sur les personnes haut potentiels, troubles DYS et autisme.

Cet article est la retranscription d’un entretien avec Bernard Dugué, Ingénieur des Mines de Saint Etienne, docteur en pharmacologie, docteur en philosophie, sur la relation aux études et au travail des personnes haut potentiel.

Nathalie, en mode nomade