Bonjour ! Vous lisez un article qui a sans doute été écrit avant la dernière transformation de ce site ! Aussi il se peut que la mise en forme visuelle ne soit pas optimisée. Merci de lire cette page en gardant son âge en tête. 🙂 4 ans

J’ai eu le plaisir d’assister le 24/05/2016 à la conférence publique organisée au WTC Grenoble par la Chaire Mindfulness, Paix Economique et Bien-Être au travail de Grenoble Ecole de Management.
imageLa thématique était “Comptabilité, bénéfices et bienfaits : vers une vision pacificatrice et responsable de l’entreprise.”

Dans un premier temps, Patrick VIVERET nous a proposé de revisiter le sens de certains mots et concepts, en confrontant l’économisme, à savoir l’accès à une rareté (artificiellement créée) à des ressources (notion de quantité) contre un paiement et la nature réelle de l’économie : celle du vivant, un système ouvert où l’abondance, la gratuité, la qualité et la transformation prévalent.

Dans un deuxième temps, Dominique STEILER a rapproché ces concepts des travaux de la Chaire.

imageAu sortir de cette conférence, mes questionnements et réflexions personnelles portent sur :

  • la différence entre travail et métier : on raisonne trop souvent en terme de travail (“Ensemble des activités par lesquelles l’homme satisfait ses besoins et transforme la réalité.”).

Si on raisonnait en terme de métier (“ensemble des savoir-faire ou capacités techniques acquis, par l’apprentissage ou l’expérience, par l’individu”), avec sa signification étymologique : un ministère mystère ; on chercherait donc à être à un autre niveau spirituel, ou sur un autre plan au niveau de notre place dans la Cité. On serait dans le “être avec”, en lieu et place du “être pour avoir”.

Ceci nous affranchirait donc du choix de notre place dans la Société via le biais de “l’attractivité des secteurs professionnels” (nombre de postes disponibles), et notre orientation professionnelle serait faite en fonction du sens-mission de vie de chacun, en partant du principe de l’Abondance et que chacun a sa place dans le système : la pacification serait donc là, par un engagement, une oeuvre particulière, et non par un but à atteindre. La notion de concurrent disparaitrait au profit de la notion de co-constructeur, partie prenante de notre environnement. Chacun aurait alors une valeur (force de vie) égale.

  • le concept énoncé de “faire métier de ma vie” et en devenir le chef de projet, permet de remettre en lumière la pleine capacité de l’individu à sa naissance.

L’être humain à sa naissance a devant lui l’infinité des possibles, avec une potentialité créatrice. Celle-ci devient contrainte par l’environnement qui est proposé à l’individu (familial, scolaire…).

En introduisant des notions de développement personnel dans la formation notamment, on pourrait alors avoir certaines clés de compréhension, des valeurs nous permettant de faire des choix plus “éclairés” et devenir pleinement acteur de sa vie. Un pas de plus vers l’autonomie ?

Pour conclure je citerai Dominique STEILER lorsqu’il a évoqué les notions de croissance/décroissance : “Penser les richesses dans une nouvelle dimension, non plus verticale mais horizontale : la joie et la contribution avec les autres”.

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